L’exposition « AHT vs AHT » d’Asier Gogortza, résultat de la résidence artistique Patrim 4.0, à Caserío Museo Igartubeiti.

 

L’exposition « Argia Harrapatzeko Tramankuluak versus Abiadura Handiko Trena » réunit des appareils photo sténopés, des photozines, ainsi que des photographies et des vidéos retraçant l’ensemble du processus créatif réalisé pendant la résidence

L’exposition « AHT vs AHT » — « Argia Harrapatzeko Tramankuluak versus Abiadura Handiko Trena » — pourra être visitée au centre d’interprétation d’Caserío Museo Igartubeiti jusqu’à la fin de l’été. Elle est le résultat du projet « Argia harrapatzeko tramankuluak » développé par l’artiste et photographe Asier Gogortza dans le cadre de la résidence artistique Patrim 4.0.

Afin de repenser l’avenir depuis l’environnement rural de la commune d’Ezkio, de favoriser et renforcer le lien entre les générations, ainsi que de réinterpréter les récits et imaginaires contemporains, le jury de la résidence artistique Patrim 4.0 a choisi le projet d’Asier Gogortza au début du mois de février.

« L’appareil photo est un miroir capable d’immortaliser les reflets ; c’est pourquoi il nous fascine tout en suscitant autant de respect. À partir de cette réflexion, tout ce projet photographique s’est développé comme un jeu de miroirs », explique Asier Gogortza.

Ces « Machines à capturer la lumière » (TAV) ont été construites à partir d’objets récupérés dans les fermes d’Ezkio, témoins d’un autre mode de vie et, par conséquent, d’un autre paysage. En utilisant la technique de la photographie sténopéique, leur fonction d’origine a été transformée et une nouvelle mission leur a été confiée : photographier les lumières du présent et, principalement, les travaux du Train à Grande Vitesse (TGV). Le TAV face au TAV. Passé et présent, face à face.

« Qu’on l’apprécie ou non, qu’il soit achevé ou non, le Train à Grande Vitesse est déjà devenu l’un des symboles de notre époque. On peut dire qu’il est un exemple clair de notre mode de vie : une vitesse effrénée sans direction adéquate », estime Gogortza.

À l’inverse, la technique utilisée pour réaliser ces photographies est le paradigme de la lenteur : « il faut d’abord fabriquer les appareils à la main. Il faut tenir compte du fait qu’avec chaque appareil, une seule photographie peut être prise. Après le développement de l’image au laboratoire, on obtient un négatif qu’il faut ensuite tirer. Un processus qui peut durer des heures, voire des jours. »

Qu’on l’apprécie ou non, qu’il soit achevé ou non, les habitants d’Ezkio vivent déjà avec le TGV et devront continuer à cohabiter avec lui à l’avenir.

 

Photocines, dernier arrêt

Au cours du mois de mars, Asier Gogortza a effectué une résidence artistique à Caserío Museo Igartubeiti et à Ezkio-Itsaso. Il s’agit d’un projet qui s’est développé semaine après semaine et qui a été mené avec la participation de plusieurs habitants ainsi que de l’école locale.

L’un des objectifs de la résidence, et l’une des obligations de l’artiste, était de collaborer avec la communauté locale. Les photocines de l’exposition, par exemple, constituent un autre moment du processus ouvert, une sorte d’aboutissement de l’ensemble du projet. Ils ont été réalisés lors d’un atelier ouvert dirigé par le collectif PliegOS, à travers la manipulation, la réorganisation et l’interprétation de négatifs dans un travail collectif. Cette forme de diffusion photographique, plus qu’un résultat final, est une installation née d’une lente logique d’édition et représente le dernier arrêt de ce projet.

L’exposition « Argia Harrapatzeko Tramankuluak versus Abiadura Handiko Trena » réunit des appareils photo sténopés, des photozines, ainsi que des photographies et des vidéos retraçant l’ensemble du processus créatif développé pendant la résidence.

 

Journée internationale des musées

L’exposition « AHT vs AHT » a été inaugurée à la veille de la Journée internationale des musées. Elle s’inscrit pleinement dans le thème proposé cette année par le Conseil international des musées : « Les musées relient un monde divisé », en lien direct avec les objectifs du projet Patrim.

Ainsi, en réunissant les deux projets, le Caserío Museo Igartubeiti souhaite mettre en avant la capacité des musées à agir comme un pont entre les divisions culturelles et sociales, en favorisant le dialogue et la compréhension mutuelle. « L’un des piliers du Musée Caserío Igartubeiti est la communauté, le travail avec les habitants et, dans notre cas, la socialisation des défis du monde rural. Nous vivons dans un monde divisé, y compris dans notre petite réalité locale, et le musée travaille pour que cette division soit la plus réduite possible. Le travail réalisé par Asier Gogortza pendant la résidence artistique s’inscrit également pleinement dans cet objectif, et c’est pourquoi nous avons décidé d’unir les deux projets », a souligné Kizkitza Ugarteburu.

 

Plus d’informations sur PATRIM 4.0

Le réseau pyrénéen d’innovation et de gestion créative du patrimoine culturel PATRIM 4.0 est un projet qui promeut la préservation et la valorisation du patrimoine culturel dans la région des Pyrénées. À travers cette initiative, l’objectif est de renforcer l’échange de connaissances et d’améliorer la gestion du patrimoine dans les territoires transfrontaliers. Ce réseau réunit des partenaires situés en Aragon, en Catalogne, dans les Hautes-Pyrénées, en Navarre et au Pays basque.

PATRIM 4.0 a été cofinancé à hauteur de 65 % par l’Union européenne à travers le programme Interreg VI-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2021-2027). L’objectif du programme POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone frontalière Espagne–France–Andorre.

 

Partenaires de PATRIM 4.0

  • Ayuntamiento de Ayerbe
  • Ecomuseu de les Valls d’Àneu
  • Ayuntamiento de Graus
  • Comarca Hoya de Huesca
  • Comarca del Somontano de Barbastro
  • Comarca de Ribagorza
  • K6 Gestion Cultural SL
  • Zugarramurdiko Garapona SL
  • Commune de Beaudéan Office de Tourisme de Saint-Lary
  • Communauté de Communes Neste Barousse
  • Universitat de Barcelona
  • Universitat Autònoma de Barcelona
  • Universidad del País Vasco

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